SIRHEN
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Pascale Boudry

Coordonnatrice paye de l’académie d’Aix-Marseille au sein de la division des budgets académiques
Portrait de Pascal Boudry

Pascale BOUDRY est coordonnatrice paye pour l’académie d’Aix-Marseille. Elle accompagne une équipe composée de personnels de profils différents qui utilise ou intervient dans SIRHEN. Elle nous livre un point de vue constructif et sans concession sur cet applicatif qui n’est pas encore au niveau de ses exigences mais pour lequel elle nourrit beaucoup d’espoir.

Pascale BOUDRY, depuis quand faites-vous partie du programme SIRHEN et quel est votre rôle au sein du dispositif ?

Pour moi SIRHEN c’est une longue histoire. J’y ai travaillé dès 2008 au sein de la division des personnels enseignants de l’enseignement public. J’étais correspondante fonctionnelle de la base EPP (système de gestion des personnels enseignants, de direction, de documentation, d’orientation, d’éducation et de surveillance du 2nd degré public, NDLR). SIRHEN a démarré par un travail de détection des anomalies dans les dossiers des agents pour mettre en place les DUA, les Dossiers Uniques Agent qui sont les données de base de l’application.

En 2010, j’ai également participé au sein de la division au groupe de travail « Affectation » et ai contribué à l’élaboration du cahier des charges pour l’expression des besoins de l’affectation de l’agent.

Mon rôle consiste dans l’accompagnement des gestionnaires afin qu’elles s’approprient cette nouvelle application de gestion RH qui sera leur outil de travail de demain.

« Il y a eu d’emblée une belle adhésion des personnels pour SIRHEN »

Et aujourd’hui, vous êtes coordonnatrice paye ?

En 2012, j’ai pris les fonctions de coordonnatrice paye. J’ai pu coiffer une troisième casquette sur SIRHEN, côté paye.

Il y a eu d’emblée une belle adhésion des personnels pour SIRHEN. Nous avons commencé par mettre en place un accompagnement comprenant des journées de sensibilisation avec l’équipe de la Diffusion, une présentation de mobilisation de la DAF, des parcours SIRHEN de formation à distance ou encore l’organisation de points de rencontre en interne.

Un accompagnement constant des gestionnaires, une aide apportée à la complétude des données dans les dossiers des agents avant migration dans SIRHEN, la diffusion de notes de procédure, le suivi de la paye, etc.. constituent l’essentiel de ma mission de coordonnatrice paye sur SIRHEN.

Vous avez réussi à mobiliser les gestionnaires ?

Le nombre restreint de gestionnaires a facilité le dialogue. L’objectif de s’approprier l’outil réalisé dans une technologie web différente de l’application existante que nous connaissions, n’a pas rencontré d’opposition. C’était le début d’un grand chantier. Nous sommes devenus testeurs pour l’homologation de la paye sur la population dite de « vague 1 » composée des personnels d’inspection, de direction et des personnels de recherche et de formation. Cela a créé une véritable dynamique et il y a eu rapidement des échanges fructueux et sans langue de bois avec la Direction de programme.

J’ai convaincu également les gestionnaires en leur faisant prendre conscience qu’elles devaient saisir l’opportunité qui leur était offerte de contribuer à la construction de leur outil de gestion en relevant toutes les anomalies existantes et en demandant les évolutions nécessaires.

Donc, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Pas tout à fait. En 2012, lorsque nous avons participé à l’homologation paye pour s‘assurer du bon fonctionnement de l’application, nous avons constaté que nous n’étions pas satisfaits à 100 %. Nous sommes peut être exigeants, mais le nouveau système ne peut pas être moins performant qu’EPP. L’expérimentation s’est prolongée par une phase de pilotage avec 2, puis 4 académies et un développement restreint à 9 académies, je pense que c’était nécessaire.

Le seul regret est que, même si les évolutions sont en définitive prises en compte, il y a trop de lenteurs dans leur mise en pratique et certains contournements manuels restent nécessaires.

Quels sont les avantages à travailler avec SIRHEN ?

J’y vois une grande avancée pour une gestion plus aisée et globale des dossiers des agents dans le système RH. Nous travaillons actuellement avec 11 bases de données et n’avoir qu’une seule base pour gérer toute la carrière d’un agent est pour moi quelque chose d’essentiel pour une gestion qualitative de la carrière des agents et en plus avec de nouveaux modules intégrés comme par exemple le droit individuel de formation, l’entretien, la gestion du compte épargne temps… Je n’y vois que des avantages sur la facilité de dialogue et le service rendu à l’usager via le futur portail agent.

« C’est un beau projet ambitieux et je reste très optimiste. »

Considérez-vous ce travail comme une expérience enrichissante ?

J’ai participé à plusieurs étapes de ce projet et c’est une expérience très bien menée qui m’a personnellement beaucoup apporté. J’aime relever les challenges, et ce n’est d’ailleurs pas fini parce que cela va encore évoluer.

Même si pour l’instant c’est plutôt une impression de lenteur qui domine, c’est un beau projet ambitieux et je reste très optimiste.